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Face aux Etats-Unis, Macron appelle à rejeter la "loi du plus fort"
information fournie par Reuters 20/01/2026 à 15:29

(Actualisé avec citations et contexte)

Le président français Emmanuel Macron a lancé mardi un appel à rejeter "la loi du plus fort" lors d'un discours prononcé à l'occasion de la réunion du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, reprochant en particulier aux Etats-Unis de demander des concessions excessives à l'Europe.

Ces déclarations interviennent alors que le président américain Donald Trump menace plusieurs pays européens de surtaxes douanières en raison de leur opposition affichée à la volonté des Etats-Unis d'annexer le Groenland, mais aussi d'appliquer des droits de douane de 200% aux vins et champagnes français.

"Ici, au cœur de ce continent, nous pensons que nous avons besoin de plus de croissance, de plus de stabilité dans ce monde. Mais nous préférons le respect aux intimidateurs, nous préférons la science au complotisme et nous préférons l'État de droit à la brutalité", a dit Emmanuel Macron, sans toutefois désigner ouvertement Donald Trump.

"Nous sommes en train de détruire les structures qui nous permettent de résoudre la situation et les défis communs auxquels nous faisons face", a ajouté le président français, qui s'exprimait en anglais.

"Sans gouvernance collective, la coopération cède la place à une concurrence acharnée des États-Unis d'Amérique qui, par le biais d'accords commerciaux nuisant à nos intérêts, exigent des concessions maximales et visent ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe", a-t-il également déclaré, évoquant des droits de douane "fondamentalement inacceptables" et "utilisés comme un moyen de pression contre la souveraineté territoriale".

Emmanuel Macron a aussi dénoncé "les ambitions impériales qui refont surface", avec notamment la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine, ainsi qu'une "instabilité sans précédent", regrettant "une évolution vers un monde sans règles" dans lequel "le droit international est bafoué et la seule loi qui semble compter est celle du plus fort".

"Ne soyons pas timides, ne soyons pas divisés. Il ne faut pas accepter un ordre mondial qui serait décidé par ceux qui parlent le plus fort", a-t-il lancé.

Le président français a confirmé à des journalistes qu'il ne comptait pas s'entretenir à Davos avec Donald Trump, qui doit y prononcer un discours mercredi après-midi.

(Rédigé par Benjamin Mallet avec Michel Rose à Davos, édité par Sophie Louet)

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